Rapports

Les rapports AURI

Europe — cadre et mesures principales

– Requête de restriction globale PFAS sous REACH : procédure ouverte auprès d’ECHA visant une restriction groupée de la famille PFAS (processus ECHA RAC/SEAC en cours ; avis RAC adopté en 2026, avis final SEAC attendu fin 2026). 

– Restrictions sectorielles déjà adoptées :

  – Interdiction/transition des mousses extinctrices contenant PFAS (REACH restriction adoptée, calendrier d’application avec périodes transitoires). 

  – Interdictions ciblées antérieures : PFOS (2006), PFOA/PFHxS (2017), premières séries de PFCA (2021, 2026) et autres mesures récentes. 

– Eau potable et eaux de surface :

  – Valeurs paramétriques PFAS dans la Directive relative à l’eau destinée à la consommation (Directive 2020/2184) — obligations de surveillance harmonisée et limites applicables depuis 12 janvier 2026 ; publications techniques pour méthodes analytiques. 

– Industrie et émissions :

  – Renforcement des obligations de surveillance et déclaration des émissions PFAS sous la Directive IED (reporting de PFOA, PFHxS et sels à partir de 2028 prévu). 

– Emballages, sols et suivi :

  – Mises à jour réglementaires prévues/ad hoc pour inclure PFAS dans listes de polluants pour surveillance des sols, et interdiction progressive de PFAS dans certains emballages alimentaires (calendrier vers 2026–2028 selon textes sectoriels). 

France — lois et décrets nationaux clés

– Loi No. 2025-188 (27 février 2025) : interdiction large de PFAS dans plusieurs produits (cosmétiques, textiles, cires à ski…), avec extension progressive (ex. tous textiles visés d’ici 2030) ; entrée en vigueur progressive depuis 1er janvier 2026 pour de nombreux secteurs.

– Décret No. 2025-1376 (28 décembre 2025) / JORF 30 déc. 2025 : fixe les valeurs,  seuils résiduelles, modalités d’exemptions et listes de produits pouvant bénéficier d’exemptions ; exigences analytiques (seuils en ppb/ppm pour PFAS mesurés et fluor total) et période transitoire pour produits antérieurs à la date d’entrée en vigueur. 

– Application pratique : interdiction de fabrication, importation et commercialisation de produits contenant PFAS au-delà des seuils sauf exemptions (équipements de protection individuelle, usages de souveraineté nationale, usages industriels essentiels) ; sanctions et recours aux cadres existants (Code de l’environnement, douanes) pour l’exécution. 

Conséquences pratiques pour entreprises et acteurs

– Obligations de conformité : inventorier PFAS dans chaînes d’approvisionnement, tester (LC‑MS/MS, total fluorine) via laboratoires accrédités, préparer substitutions et plans de retrait pour produits concernés (notamment mousses extinctrices, textiles, cosmétiques). 

– Calendrier à retenir : 12 janv. 2026 (surveillance eau potable), 1 janv. 2026 / décrets fin 2025 (mesures françaises effectives), 2026–2028 (restrictions IED/reporting, packaging), 2026–2027 (suite du processus ECHA REACH group restriction; SEAC fin 2026).

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État de la réglementation applicable aux PFAS en Europe et en France

Agriculture. Vade-mecum « Restauration collective » (Version 2.6 – Mars 2026)

  1.  Date : Mars 2026
  2. Thème : Guide pour les inspections sanitaires (DGAL/SDSSA).
  3. Principales évolutions :
  • Nouvelles règles pour les établissements de restauration collective (ex. :

interdiction du plastique, gestion des déchets).

  •  Flexibilité pour les petits établissements (moins de 10 repas/jour).
  •  Renforcement des contrôles sur :
  • Hygiène des locaux.
  • Traçabilité des produits.
  • Respect des seuils EGalim.

Source : Agriculture.gouv.fr – Vade-mecum (2026)

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Sécurité Sanitaire des Aliments

Inspection Générale de l’Administration (IGA)

Rapport sur la restauration administrative du ministère de l’Intérieur

  1. Date : Janvier 2026
  2. Thème : Réforme de la restauration collective au ministère de l’Intérieur.
  3. Principales conclusions :
  • Disparités territoriales dans l’offre de restauration.
  • Développement des conventionnements avec des entreprises privées, mais

avec des coûts élevés pour une harmonisation « par le haut ».

  • Manque de moyens et conditions de travail dégradées pour les agents de

l’ATE (Action Sociale et Technique).

  1. Recommandations :
  • Réformer le modèle économique pour réduire les inégalités entre sites.
  • Optimiser les conventionnements avec le secteur privé.
  • Améliorer les conditions de travail des agents.

Source : AEF Info – Rapport IGA (2026)

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Inspection Générale de l’Administration (IGA)

Ministère des Armées / Contrôle Général des Armées (CGA)

Rapport sur la restauration collective du Commissariat des Armées

  1. Date : Février 2026 (Salon de l’Agriculture 2026)
  2. Thème : Performance et durabilité de la restauration militaire.
  3. Principales conclusions :
  • 40 millions de repas/an servis dans 340 restaurants (5e organisme de

restauration collective en France).

  • Engagement vers une alimentation durable :
  • Trophées de la Nutrition Durable (Bleu-Blanc-Cœur) pour récompenser

les bonnes pratiques.

  • Convention avec l’EPIDE (Établiement Public pour l’Insertion dans

l’Emploi) pour promouvoir les métiers du SCA (Service du Commissariat

des Armées).

  • Recommandations :
  • Poursuivre la modernisation des cuisines.
  • Développer les circuits courts (approvisionnements locaux).

Source : Defense.gouv.fr – SCA au Salon de l’Agriculture (2026)

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Nourrir nos armées sainement

Ministère de l’Agriculture

Bilan statistique annuel 2025 – Application de la loi EGalim

  1.  Date : Décembre 2025
  2. Thème : Suivi des objectifs EGalim (50 % de produits durables, dont 20 % de bio).
  3. Principales conclusions :
  • 40 % des sites de restauration collective ont télédéclaré  leurs achats en 2025 (vs. 20

% en 2024).

  • Progression des produits durables : 29,5 % (vs. 21,4 % en 2024).
  • Stabilisation du bio : 11,8 % (objectif : 20 %).
  • Recommandations :
  • Maintenir la télédéclaration simplifiée en 2026.
  • Accompagner les petits gestionnaires (ouƟls, formaƟons).
  • Renforcer les contrôles sur les déclaraƟons.

Source : Agriculture.gouv.fr – Bilan EGalim (2025)

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Bilan statistique 2025 (PDF)

Offre de restauration collective à l’administration centrale (Éducation nationale, Enseignement supérieur, Recherche, Sports, Jeunesse) 

  1. Date : Mars 2026
  2. Thème : Gestion de la restauration collective par les associations AE-MENESR et

AS-Descartes.

  1. Principales conclusions :
  2. Modèle associatif globalement défendu par les syndicats, mais avec des

défis logistiques (regroupement des services à Gentilly).

  1. Concession à un prestataire privé ne garantit pas une meilleure réponse aux

exigences de qualité et de durabilité.

  1. Problèmes récurrents :
  • Vétusté des locaux et manque d’entretien.
  • Contrôles DDPP (Direction Départementale de la Protection des

Populations) ayant abouti à des observations ou avertissements pour

non-respect des normes d’hygiène.

  1. Recommandations :
  • Renforcer les moyens pour les gestionnaires associatifs.
  • Améliorer la gouvernance et la transparence des appels d’offres.

Source : Vie Publique – Rapport IGA (2026)

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Rapport d’activité de l’inspection générale de l’administration

IGESR Offre De Restauration 2026

Cour des comptes – Rapport public annuel 2026 – Focus sur la restauration collective

  1. Date : 2026 (publié en mars 2026)
  2. Thème : Évaluation de la restauration collective dans les établissements publics,

notamment l’AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris).

  1. Principales conclusions :
  • Retard dans la mise en œuvre des objectifs de la loi EGalim : 

L’AP-HP n’a atteint que 21,4 % de produits durables (contre un objectif de 50 %) et 11,8 % de bio en 2024, malgré une progression depuis 2019 (2,9 % de bio).

  • Surcoût estimé : 20 M€ pour atteindre 50 % de produits durables, soit +0,87

€/repas en régie et +1 €/repas en externalisation.

  • Recommandations :
  • Accélérer la massification des achats stratégiques (ex. : yaourts et

petits pains bio).

  • Mutualiser les fonctions support pour réduire les coûts.
  • Améliorer le suivi des indicateurs (télédéclaration obligatoire sur la

plateforme Ma Cantine).

Source : Rapport de la Cour des comptes sur l’AP-HP (2025)

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Publications de la Cour des comptes (2025)

Inspection Générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche (IGÉSR)

L’offre de restauration et les modalités de sa mise en œuvre. 2024-2025 Rapport 24-25-162A – « L’offre de restauration et les modalités de sa mise en œuvre »

  1. Date : Juin 2025
  2. Thème : Évaluation des associations gestionnaires de la restauration collective (AE-

MENESR, AS-Descartes).

  1. Principales conclusions :
  • Modèle économique commun à tous les gestionnaires, mais adaptation nécessaire face

à l’évolution de la demande (ex. : repas végétariens, produits locaux).

Problèmes identifiés :

  • Vétusté des locaux et manque d’entretien.
  • Contrôles DDPP ayant révélé des manquements en hygiène.
  • Complexité administrative pour les petites structures.

Recommandations :

  • Simplifier les procédures pour les gestionnaires.
  • Renforcer les moyens humains et financiers.
  • Améliorer la formation des personnels.

Source : Sports.gouv.fr – Rapport IGÉSR (2025)

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IGESR Offre De Restauration 2026

Règlement UE N°1169/2011 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires

SYNTHÈSE DU RÈGLEMENT (UE) N o 1169/2011 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL 

du 25 octobre 2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires

La Base légale du Règlement 1169/2011

  • Article 9(1)(c) : Obligation d’indiquer les substances ou produits provoquant des allergies ou intolérances (annexe II).
  • Article 21 : Modalités d’étiquetage des allergènes.
  • Annexe II : Liste exhaustive des 14 allergènes majeurs à déclarer obligatoirement.

Liste des allergènes obligatoires (Annexe II)

Doivent être déclarés si présents dans la denrée, même à l’état de traces, sous forme d’ingrédient, d’additif, d’auxiliaire technologique ou de dérivé.

Allergène Exemples Exceptions (non soumises à l’obligation)
1 Céréales contenant du gluten Blé, seigle, orge, avoine, épeautre, kamut (et leurs souches hybridées) Sirops de glucose à base de blé (y compris dextrose), maltodextrines à base de blé, sirops de glucose à base d’orge, céréales utilisées pour les distillats alcooliques.
2 Crustacés Crevettes, crabes, homards, langoustines, etc. Aucune exception.
3 Œufs Œufs entiers, blancs, jaunes, ovoproduits. Aucune exception.
4 Poissons Saumon, thon, cabillaud, etc. Gélatine de poisson (si utilisée comme support pour vitamines/caroténoïdes ou comme agent de clarification dans la bière/vin).
5 Arachides Cacahuètes et produits dérivés. Aucune exception.
6 Soja Farine de soja, tofu, lécithine de soja, etc. Huile et graisse de soja entièrement raffinées, tocophérols naturels (E306), phytostérols/esters de phytostérol, ester de stanol végétal (si dérivés du soja).
7 Lait Lait, fromage, yaourt, beurre, crème, lactose, caséine, lactosérum. Lactosérum utilisé pour les distillats alcooliques, lactitol.
8 Fruits à coque Amandes, noisettes, noix, noix de cajou, pécan, noix du Brésil, pistaches, noix de Macadamia. Fruits à coque utilisés pour les distillats alcooliques.
9 Céleri Céleri-rave, céleri branche, feuilles de céleri. Aucune exception.
10 Moutarde Graines de moutarde, moutarde en poudre, moutarde préparée. Aucune exception.
11 Graines de sésame Tahini, huile de sésame, graines de sésame. Aucune exception.
12 Anhydride sulfureux et sulfites E220 à E228 (SO₂, bisulfites, métabisulfites). Seuil d’exemption : Concentrations ≤ 10 mg/kg ou 10 mg/L (en SO₂ total) pour les produits prêts à consommer ou reconstitués.
13 Lupin Farine de lupin, protéines de lupin. Aucune exception.
14 Mollusques Moules, huîtres, calmars, pieuvres, bulots, etc. Aucune exception.

Obligations d’étiquetage (Article 21)

1. Modalités de déclaration

  • Dans la liste des ingrédients :
    • Le nom de l’allergène doit être mis en évidence (ex. : gras, italique, souligné, couleur de fond différente, etc.).
    • Exemple :

Ingrédients : Farine de blé, œufs, lait en poudre, noisettes.

  • Si l’allergène n’est pas dans la liste des ingrédients (ex. : produit sans liste) :
    • Mention obligatoire :

« Contient [nom de l’allergène] » (ex. : « Contient des noix »).

  • Cas des ingrédients composés :
    • Si un ingrédient composé contient un allergène, celui-ci doit être déclaré (ex. : « Sauce (contient moutarde) »).

2. Cas particuliers

  • Additifs/auxiliaires technologiques :
    • Si un additif ou un auxiliaire technologique (ex. : enzyme, support) provient d’un allergène, il doit être explicitement mentionné (ex. : « Enzyme (à base de blé) »).
  • Dénomination explicite :
    • Si la dénomination de la denrée mentionne clairement l’allergène (ex. : « Purée d’amandes »), aucune mention supplémentaire n’est requise dans la liste des ingrédients.
  • Allergènes multiples :
    • Si plusieurs ingrédients proviennent du même allergène (ex. : farine de blé + amidon de blé), chaque occurrence doit être déclarée.

3. Nanomatériaux

  • Les ingrédients sous forme de nanomatériaux manufacturés doivent être suivis du mot « [nano] » dans la liste des ingrédients (Article 18(3)).

Exceptions et dérogations

Cas Règles
Produits non préemballés Obligation de déclarer uniquement les allergènes (Article 44). Les autres mentions (liste des ingrédients, etc.) sont facultatives sauf si imposées par un État membre.
Emballages < 10 cm² Seules les mentions a) dénomination, c) allergènes, e) quantité nette, f) date de durabilité sont obligatoires (Article 16(2)).
Boissons alcoolisées (>1,2 % vol.) Exemptées de la liste des ingrédients et de la déclaration nutritionnelle (Article 16(4)), mais les allergènes doivent être déclarés.
Denrées destinées aux collectivités Les allergènes doivent être transmis au professionnel (restaurant, cantine, etc.) pour information au consommateur final (Article 8(6)).

Contrôles et sanctions

  • Responsabilité :
    • L’exploitant du secteur alimentaire (fabricant, importateur, distributeur) est responsable de la conformité des informations (Article 8).
    • Sanctions : Les États membres doivent mettre en place des contrôles officiels (Article 52, conformément au règlement (CE) n° 882/2004).
  • Non-conformité :
    • Une denrée non conforme (allergène non déclaré) peut être retirée du marché et faire l’objet de sanctions administratives ou pénales (selon les législations nationales).

Évolution et mises à jour

  • Révision de la liste : La Commission européenne peut mettre à jour l’annexe II (liste des allergènes) par actes délégués (Article 21(2)) :
    • En cas de nouveaux risques scientifiques (ex. : nouveau allergène identifié).
    • En cas d’urgence (procédure accélérée via l’Article 52).
  • Exemple récent :
    • Le lupin (n°13) a été ajouté ultérieurement à la liste initiale.

Bonnes pratiques pour les professionnels

  • Vérifier les ingrédients :
  • Identifier tous les allergènes dans la recette, y compris les additifs (ex. : lécithine de soja = E322).
  • Traçabilité : Tenir à jour un registre des allergènes pour chaque produit.
  • Étiquetage clair :
  • Utiliser une mise en évidence visuelle (gras, couleur, encadré).
  • Éviter les mentions ambiguës (ex. : « peut contenir des traces » n’est pas obligatoire mais recommandé pour les risques de contamination croisée).
  • Formation du personnel :
  • Sensibiliser les équipes de production et de vente aux allergènes (ex. : en restauration collective).
  • Communication aux consommateurs :
  • Pour les produits non préemballés (ex. : plats en restauration), afficher clairement les allergènes (ex. : « Ce plat contient : gluten, lait, noix »).

Résumé des points clés

Aspect Règle
Liste des allergènes 14 allergènes majeurs (Annexe II).
Obligation Déclaration obligatoire si présent, même en traces.
Format Mise en évidence dans la liste des ingrédients ou mention « Contient [allergène] ».
Seuil sulfites Déclaration obligatoire si > 10 mg/kg ou 10 mg/L (en SO₂).
Produits non préemballés Seuls les allergènes sont obligatoires.
Responsabilité Exploitant du secteur alimentaire (fabricant/importateur).
Mises à jour Liste révisable par la Commission (actes délégués).

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CELEX